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J'adore la rentrée.
J'adore le mois de Septembre.
L'odeur des cahiers neufs, des fournitures scolaires neuves, des nouvelles chaussures.
J'aime cette ambiance le matin du jour J, où tout le monde est excité de revoir tout le monde à la porte de l'école, pour se faire la bise, sourire aux lèvres.
Depuis belle lurette, la rentrée est synonyme pour moi de magazines féminins énormes, aux pages glacées qui présentent des styles farfelus portés par des mannequins filiformes qui sont très loin de mon quotidien, mais je m'en fout j'adhère - j'adore. Je m'installe dans mon fauteuil club en cuir, Coca 0 à la main, je mets FIP et là je feuillette. Ca prend des heures, je regarde tout, je lis même les articles (il y a des tonnes d'info dans le Elle!) et je fantasme sur les chaussures. Dans ma jeunesse, j'étais styliste (ca me semble très loin tout ca), j'ai toujours aimé la mode et les designers, le froissement du tissu, la création pure mais mon rêve s'arrêta le jour où, acceptée à l'école de mode de Montréal pour mes dessins et designs, je me rendis compte à mon grand désespoir que j'étais vraiment nulle en couture. Pour un designer, c'est une dure réalisation, c'est comme ne pas avoir d'oreille et vouloir être chanteur! Donc exit le designer en moi, mais ma tête trouve un exutoire délectable en ces pages glacées, toujours, spécialement en Septembre, le mois des présentations des nouvelles collections.
La rentrée signifie aussi pour moi nettoyage et rangement intégral de tout ce qui est inutile dans mon appartement; ca fait vachement de bien de jeter. Ca me purge. Je jette aussi les amitiés qui ne m'intéressent plus. Les personnes qui s'agrippent à moi pour mon énergie, et Dieu sait qu'il y en a. Exit ca aussi. Je jette aussi tous les Tupperwares aux couvercles introuvables, les bas uniques (mais où vont les autres? bouffées par le lave-linge?) ; je jette les médicaments périmés, les épices périmées, je décongèle mon freezer et lave mon frigo (à chaque saison par contre), Septembre est mon Janvier, c'est en Septembre que je m'inscris au gym et à la piscine, en me disant que l'été prochain, je pourrai rentrer dans un 38. Et l'été d'après, je suis toujours comme je suis en me disant que Septembre arrive bientôt, c'est le moment de m'y mettre, quel bonheur ce mois de Septembre.
J'aime
Le mois de Septembre - le blog de la méchante - les framboises - les talons hauts - le champagne - mon chouchou et mon nain de jardin - James Patterson - Bach - Jean Christophe Grangé - Sarah Jessica Parker - le chocolat au lait - le risotto - le soleil - mes amis - my fag hag life - Julien Doré - le Coca O - les films et les livres de Woody Allen - Madonna - le noir - le rouge - l'or - Patrick Senecal - les têtes à claques - Paris - Rome - la mer - le sable chaud - la lecture - les magazines - aller au resto - danser - rire - les bonbons Haribo, surtout les acides - Glenn Gould - Eurodisney - H&M - Dior - Marc Jacobs - Nouvelle Star - Monoprix - ELLE - bouger les meubles de place - le flamenco - Alix Girod de l'Ain - Noël - les Knackiball - la Formule 1 - la photographie - Leni Riefenstahl - l'intelligence - les lys - Nip/Tuck - The Godfather trilogy - John Mayer - Innamorati, 57 rue Charlot 75003 - le gris anthracite - Mika - Harnoncourt - Chanel - Oprah Winfrey - Hillary Clinton - Bruno et ses débarquements inopinés - Telerama - Voici - écrire - Guillaume et ses ragots - Tarantino - Sweet Home Alabama - Venise - l'architecture - Bono - Eze - le Chäteau d'Yquem - les frozen Daiquiris et les frozen Margaritas - les pizzas à l'escargot de la Pizzaiole - les Royal Cheese - la bonne bouffe chinoise - les trips - le ciel - la vie.
J'aime pas
Le mois de Janvier - le Nouvel An - le Tour de France - les homophobes - les filles qui jugent les grosses - les machos - les salsifis - Secret Story Koh-lanta et l'île de la Tentation - Cyril Lignac - le froid humide - Paris Hilton - Lindsay Lohan - Nicole Richie (qu'on les mettent toutes les 3 dans un donjon et qu'on donne la clé à bouffer à un crocodile bordel!) - les romans à l'eau de rose - Marc Lévy (ben oui... désolée quoi!) - David Guetta - Jack Daniel's - le temps entre le soleil et la pluie - les clips de rappeurs avec les fonds de culotte à terre et les filles en bikini qui se tortillent en tous les sens - Planet Hollywood - Star Academy -Louis Vuitton - les "bios" - Bush (toute la famille d'hypocrites) - les pâtes trop cuites - les haricots verts en boite - Nicolas Sarkozy - Stephen Harper - la médiocrité des sentiments - l'avarice - les cons - les connasses - Paris Match - Public - Gala - les potatoes - les sushis - les régimes - ce qui est statique - la banlieue - le foie de veau - les tripes -la mort.
En ce lundi soir pluvieux et moche, mes 3 copines Viridiana, Rym, Natacha et moi avions décidé de se faire le KONG, le restaurant si souvent présent dans les films, notamment "Ne le dis à personne " de Guillaume Canet et bien sûr dans le dernier épisode de "Sex and the City" lorsque Carrie rencontre Carole Bouquet, alias la première femme de Petrovsky (les fans sauront de quoi je parle, n'est ce pas Valérie?) . Bref, on arrive, 20:30, atmosphère du bar feutré, le bar en lui-même étant deux longue plaques de plexiglass avec des fleurs rouges et roses. Rym attaqua d'un Virgin Mojito et moi, du fameux Cosmopolitan, comment pouvais-je ne pas prendre ce fameux apéro, rendu célèbre par ces divines créatures de la série. Nous sommes montées sous la verrière pour manger vers 21:15, en ce lundi soir, l'atmosphère était plutôt détendue, j'imagine que le vendredi soir doit être assez différent. Je voulais absolument un canard laqué "authentique" , mais pas de bol, il n'y en avait plus. J'ai opté pour le Château filet poivre et ses petites pommes de terre grenailles, un pur délice, la viande ultra moelleuse, malgré la sauce au poivre, un peu liquide, et les pommes de terre étaient aussi délicieuses. Mes copines ont toutes opté pour le cabillaud vapeur parfumé à la vanille, délicieux, mais en bonne carnivore que je suis, j'étais ravie d'avoir choisi ma pièce de viande.
Pierre Hermé étant en vacances, je n'ai pas pu me jeter sur son 2000 feuilles dont je rêvais (au grand désespoir de Rym également), donc on a tous choisi le moelleux au chocolat tiède et sa glace vanille. Lorsque le dessert arriva sur la table, d'abord, je dois dire que le moelleux devait mesurer 10 cm de hauteur, c'était une TOUR, nos paroles se sont tues pour laisser place au plaisir décadent du chocolat fondant, parfait, le meilleur moelleux que j'aie mangé jusqu'à maintenant. Vraiment. L'arrivée de notre copine Karène, notre petit oiseau au poignet meurtri, a été l'excuse rêvée pour reprendre des drinks, la soirée s'est terminée à 1 AM, et j'ai repris mon scooter pour retraverser le Pont Neuf, vers mon chez-moi, en me disant qu'après tout, la rive droite, c'est pas si mal...
Le KONG, 1 rue du Pont Neuf, 75001, Paris.

PS Valérie, si tu viens à Paris, je t'y emmène illico presto!!
A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient.
Layale est la maîtresse d'un homme marié. Elle espère encore qu'il va quitter sa femme.
Nisrine est musulmane et va bientôt se marier. Mais elle n'est plus vierge et s'inquiète de la réaction de son fiancé.
Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes, en particulier cette cliente qui revient souvent se faire coiffer.
Jamale est obsédée par son âge et son physique.
Rose a sacrifié sa vie pour s'occuper de sa soeur âgée.
Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au coeur de leurs conversations intimes et libérées.
Un magnifique film, qui manque un peu de profondeur et d'une histoire vraiment solide, mais vu la situation du Liban, on ne peut que sourire en voyant ces histoires de femmes libanaises qui pourraient être de n'importe quel pays et qui nous fait réaliser que la gente féminine est universelle, quelque soit la nationalité.
Un bon moment passer, entre filles. Cocktail de rigueur par la suite.
Cette année a été une série de déceptions et de renaissance constante. Un truc ne marche pas, une autre offre apparaît, ca foire, une autre opportunité naît, puis quelqu'un vient me mettre un coup de sabre en plein dedans, c'est quand même assez hallucinant, mais en même temps, c'est une manière de se renouveler constamment, et de ne pas s'enliser dans une routine si facilement acceptable et si confortable. J'en suis toujours au même point, mes méninges font du brainstorming à 3 am, je passe mes journées entre une clarté déroutante et une certainte inconscience vaporeuse. Est-ce normal de vouloir se renouveler tout le temps? Est-ce que tout ca démontre une quête de soi ou est-ce simplement une impossible façon de se "poser" et d'entrer dans une phase adulte? Les deux? Je me pose beaucoup de questions, je dois compenser pour ceux qui ne s'en posent pas. Dans mon petit appartement doré du 5e arrondissement, entre le Panthéon et l'Institut du Monde Arabe avec un regard sur les Arènes de Lutèce de ma cuisine, j'ose me plaindre de "ne pas savoir quelle direction prendre" quand il y a des millions d'enfants qui travaillent notamment dans la prostitution, que des femmes en ce moment se font casser la gueule par leurs maris violents, que les USA sont toujours présents en Irak et que ces soldats doivent avoir qu'une envie: retourner avec leur famille, que l'aide au Darfour vient à la vitesse d'une tortue ménopausée sous lexomil, et quoi d'autre? Comment puis-je oser OSER me plaindre?
Je vais donc écrire sur autre chose que la cuisine sur mon blog à partir de maintenant; je vais quand même parler de bouffe, et écrire certaines recettes, mais je crois que même si je suis la seule à me lire (ce n'est pas le cas en voyant mes statistiques mais bon), je veux élargir mon point de vue, élargir mes opinions et vous décrire une vie, ma vie, la vie d'une soprano à Paris, qui a le visage tourné sur le monde entier, avec toutes les richesses qui font de moi la personne que je suis devenue, la petite fille complexée qui allait à l'école privée avec toutes les petites filles riches qui avaient deux parents alors que le mien pourrissait au camp Boiron de Conakry sous l'empire de Sékou Touré, la petite fille qui a su se démarquer avec beaucoup de mal grâce à son courage et sa volonté de s'élever au-dessus des conformités quotidiennes, moi, qui ai vu sa mère expirer dans ses bras pour ensuite retrouver son père qu'elle n'avait jamais vu, retrouvé grâce au tamtam africain de l'amie Marielle, que je n'ai pas traitée avec tout le respect que je lui dois après tout ce qu'elle a fait pour moi. La vie est courte, et je crois que bien souvent, on ferme les yeux et on retient notre souffle en attendant que ça passe, mais non, il faut ouvrir les yeux, attraper le taureau par les cornes et le regarder droit dans les yeux. Et sourire.
Dans le 5e arrondissement de Paris, existe une petite rue pratiquement invisible, très peu fréquentée, le rue Tournefort. Située parallèle à la fameuse rue Mouffetard, la rue Tournefort abrite un resto très sympa, "Chez mimille et lena" où j'avais l'habitude d'aller assez régulièrement depuis mon arrivée à Paris.
J'y suis retournée après presque 10 mois d'absence, pour y retrouver les mêmes patrons, mais le menu quelque peu changé; j'ai été encore décue et ca me rend triste de savoir que je ne pourrai plus aller sur cette magnifique terrasse!!
Avant, on nous offrait le kir à l'arrivée, chose bien agréable et accueillante! Et bien aujourd'hui, plus de kir. Le menu à 35 EUR incluait la demi bouteille de vin, les entrées fabuleuses, les assiettes bien remplies, les desserts très bons. L'entrée était toujours très bien, je me suis régalée avec la terrine de légumes, ma pièce de boeuf était très basique, la purée à l'huile d'olive aussi, puis les desserts maison ne me tentaient pas, je me suis donc offert, à la carte, 15 EUR de bonheur et me suis régalée avec mon Ispahan de Pierre Hermé.
Je suis donc revenue déçue, d'un restaurant toujours aussi joli et assez accueillant, mais lorsqu'on sait faire la différence entre le resto aujourd'hui et celui d'avant, on regrette quand même la qualité et le petit plus qui rendait Mimille et Lena mon restaurant préféré de Paris.
Coucou,
De retour, j'ai décidé de rendre mon blog un peu moins culinaire et d'y mettre toutes mes envies, mes coups de coeur et mes coups de gueule. J'ai justement eu un gros gros coup de coeur cette semaine, le nouveau Tarantino.
Ma copine Karène m'avait urgé d'aller voir ce dernier Tarantino : Boulevard de la Mort (Death proof), la première partie d'un dyptique signé Tarantino et Robert Rodriguez, tandem qui nous apporta le fameux "From Dusk 'til Dawn", un film complètement déjanté sur des vampires dans un bar au milieu de nulle part. Death proof est donc une première partie réalisé par Tarantino, dont la 2e partie "Grindhouse" est réalisée par Rodriguez. Ode aux films de série B des années 70 (on se souvient également de "Jackie Brown") imaginez donc, des filles, magnifiques, dont Vanessa Ferlito, une nana qui avait déjà joué dans 24, saison 3, magnifiquement sensuelle, et Sydney Poitier, la fille de, qui porte le même nom que son père, qui est donc Jungle Julia, 1 mètre 80 de beauté sauvage. Elles sont belles, indépendentes, volubiles, ce qui les mettra justement dans la merde, puisqu'elles vont tomber sur Kurt Russell, "Stuntman Mike", un misogyne psychopate qui les tuera d'une façon violentissime, on a le coeur qui bat car on voit à 100 milles à l'heure ce qui s'en vient, la musique est trop top avant cette scène, c'est génial, mais attention aux coeurs sensibles. Puis "18 mois plus tard", la 2e partie du film, moins longue que la première avec encore des protagonistes superbes, le même genre de fille, mais l'histoire se finira autrement, la fin sera, malgré encore une violence, magistrale, au point où vous aurez envie de crier "YEAH!" et de se sentir très très forte et invincible, une femme forte.
Je me disais qu'au moment voulu, quand ma fille sera assez grande, je lui ferais voir ce film, pour qu'elle voit que les femmes sont fortes, et que dans la vie, il faut pas se laisser emmerder par des machos finis!
La B.O. est également incontournable, je me suis ruée sur ITunes la télécharger, et elle tourne sans cesse dans mon casque depuis. Et oui, je suis invincible.

Je suis en train d'émigrer sur MY SPACE, je vous ferai savoir bientôt tous les détails ; je suis en train d'y créer une page web à mon image avec photos et MP3 et plus de détails sur ma vie professionelle. Je garderai ce blog pour mon passe-temps culinaire et mes coups de gueule sur Sarkozy, ne vous en faites pas...
En passant, je fais un récital à l'église St Médard, à Paris, dimanche le 3 juin à 17h, si vous êtes dans les parages et vous avez envie d'entendre Haendel, venez nombreux!
Lorsque j'habitais au Canada, j'étais souvent branchée sur "The Food network". Ici, il y a cuisine TV, mais je ne l'ai pas, étant sur Free, donc je me rabats sur mes longues promenades à la FNAC ou au VIRGIN, à feuilleter les nouveaux bouquins de cuisine, avec des photos plus alléchantes les une que les autres. Un livre a capté mon attention l'autre jour, "A l'italienne tous les jours" de la magnifique Giada de Laurentiis, une italo-américaine aux dents très blanches et très droites (très Colgate smile) qui animait justement une émission dont le livre a été tiré "Everyday Italian". Les recettes sont simples, faciles à préparer et celles que j'ai essayé ont marché à tous les coups (ce qui n'est pas le cas de certains livres). Le seul problème que j'ai est la traduction qui est québécoise (oui, je sais!!) , c'est très bizarre, étant québécoise moi-même, mais je trouve que c'est bizarrement traduit de l'anglais, et les ingrédients sont comptés en "boîte de XXX g", que l'on ne trouve pas nécessairement ici en France. Il y a aussi le sel kasher, traduit de "Kosher salt" qui est l'équivalent de notre Sel de Guérande, et la vraie Bolognaise ne se fait pas avec des carottes, mais à part ces petits détails, il y a des recettes vraiment très bonnes, comme son pesto à l'arugula, sa sauce amatriciana, et la polenta frite. Je n'ai pas encore essayé ses desserts.
Bref, je vous le recommande, car les recettes sont toutes faciles (comme toute cuisine italienne) et j'aime bien ce qui est simple, le soir, avec un petit verre de rouge. Un bon livre à avoir et il ne coûte pas très cher (18E)!

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